Une maison à l'orée du parc de la Gatineau.
Huit ans, une seule race, et une règle qui n'a jamais changé : jamais plus de chiots que ce qu'on peut connaître par leur nom.
Tout a commencé par une chienne qu'on n'avait pas prévu faire reproduire.
Brume, ma première havanaise, avait un tempérament que ma vétérinaire trouvait remarquable — curieuse, attachante, capable de s'apaiser en quelques minutes même après une visite chargée. C'est elle qui m'a suggéré, après deux ans de dépistages, qu'une portée valait la peine d'être tentée.
Cette première portée m'a appris l'essentiel : un chiot manipulé calmement tous les jours, dans une pièce tranquille, devient un adulte qui garde son sang-froid toute sa vie. Un chiot bousculé, même sans mauvaise intention, met des années à s'en remettre — parfois jamais complètement.
Huit ans plus tard, je n'élève toujours qu'une race, dans la maison, à Chelsea. Pas de chenil, pas de bâtiment séparé : les portées naissent dans une pièce calme au rez-de-chaussée, à deux pas des sentiers du parc de la Gatineau où nos chiens adultes se promènent chaque jour.
Le bichon havanais, et rien d'autre.
Nous ne diversifions pas. Bien connaître une race vaut mieux que d'en survoler cinq.
Origine et gabarit
Descendant du Blanquito de la Habana, chien de compagnon de l'aristocratie cubaine, le havanais est un petit chien robuste : entre 3 et 6 kg à l'âge adulte, 21 à 29 cm au garrot.
À savoir : espérance de vie généreuse, souvent 14 à 16 ans. C'est un engagement d'une vraie génération.
Tempérament
Sociable, joueur, très attaché à son monde — pensé pour vivre près de vous, pas au fond de la cour. À l'aise avec les enfants comme avec les personnes âgées, et remarquablement adaptable à la vie en appartement.
À savoir : il supporte mal la solitude prolongée. Ce n'est pas un chien pour un foyer vide dix heures par jour.
Entretien du poil
Poil long et soyeux, à double couche, qui perd très peu — apprécié des familles sensibles aux allergies, sans être réellement hypoallergénique (aucun chien ne l'est vraiment).
À savoir : brossage plusieurs fois par semaine, ou coupe courte d'entretien. Nous en parlons franchement avant toute réservation.
Le havanais est le chien national de Cuba. Sa petite taille cache un chien étonnamment solide et un chasseur de mouches redoutable dans un jardin — ne le confondez pas avec un chien fragile qui reste sur un coussin toute la journée.
Ce que nous dépistons, et ce que nous garantissons.
Aucune saillie n'a lieu avant que nos deux reproducteurs aient passé les dépistages recommandés pour la race. Les certificats vous sont remis en main propre — pas résumés, pas « disponibles sur demande ».
Rotules et hanches
Évaluation orthopédique des deux parents avant l'accouplement — la luxation de la rotule est la faiblesse la plus fréquente chez le havanais.
Cœur et yeux
Auscultation cardiaque (souffle de la valve mitrale) et examen ophtalmologique annuel par une vétérinaire spécialiste.
Acides biliaires
Le havanais est prédisposé aux shunts hépatiques (une communication vasculaire anormale autour du foie). Nous faisons doser les acides biliaires de chaque chiot avant son départ — un test simple qui écarte ce risque précis.
Garantie de deux ans contre les maladies héréditaires graves, remise par écrit. Remplacement ou remboursement, à votre choix.
Venez voir avant de décider.
Je reçois les familles sur rendez-vous, même sans projet ferme. Vous verrez la pièce où les chiots naissent, vous rencontrerez les parents, et vous pourrez poser les questions difficiles sur le toilettage comme sur la santé.
Un conseil, même si vous n'adoptez pas ici : méfiez-vous d'un éleveur qui refuse de vous montrer où vivent ses chiens. C'est le signal le plus fiable qui existe.